Pardonner à son bourreau

Kim Phuc est née en 1963 dans un village du Vietnam. Lors d’une attaque de son village en 1972 elle est brûlée vive par le napalm des bombes américaines. Elle a été transportée à l’hôpital de Saïgon. Ses brûlures étaient si sévères qu’elle n’aurait pas dû survivre sans une prise en charge immédiate. Mais après 14 mois d’hospitalisation et 17 interventions chirurgicales, Kim Phuc a pu être sauvée.

A Washington, à l’occasion d’une cérémonie commémorative de la guerre du Vietnam, alors qu’elle faisait un discours devant des vétérans, elle a publiquement pardonné à l’officier qui avait ordonné le bombardement de son village au napalm.

En 1972, la photo de cette fillette de neuf ans a fait le tour du monde. Elle était à la une de tous les journaux. Brûlée, hurlant de douleur, elle quittait en courant avec beaucoup d’autres son village bombardé. Le photographe, Nick Ut de l’agence d’information «Associated Press», a reçu le prix Pulitzer pour cette photo.

Ce fut le document photographique le plus répandu dans le monde pendant la guerre du Vietnam. Elle a très largement contribué au changement d’opinion des Américains par rapport à l’intervention de leur pays dans le conflit du sud-est. Ce qui a conduit le président Nixon à préparer le retrait des troupes.

Le photographe a conduit l’enfant dans un hôpital : il lui a ainsi sauvé la vie. Mais, pour la petite Kim, plus rien de sera comme avant … Son petit corps est au ¾ couvert de brûlures. «Je pleurais sans arrêt à cause de mes souffrances physiques et psychologiques», dit-elle aujourd’hui. «Mon bras était tellement déformé que je pleurais quand je voyais un enfant de mon âge portant un tee-shirt. Je rêvais de ressembler aux personnes ‘normales’».

Avec le temps, la santé de Kim s’améliore. A 19 ans, elle commence des études de médecine à Saigon.

Mais son passé la rattrape. Un journaliste allemand l’a cherchée partout, suite à la photo. De nouveau, elle se trouve à la une des médias. Cette popularité la déroute: elle délaisse ses études pour prêter attention aux micros et aux caméras. Finalement, elle arrête ses études et commence à apprendre l’anglais, la langue des américains qui lui ont fait tant de mal ainsi qu’à son peuple. Elle lit de la littérature anglaise et américaine «afin de trouver un sens à sa vie ».

Un livre la fascine tout particulièrement: la Bible. Elle en parle à quelqu’un de sa famille qui la conduit dans une église à Saïgon. Cela ne va pas de soi: le Vietnam est gouverné par les communistes et les chrétiens subissent des pressions du gouvernement, comme c’est le cas généralement dans les pays où Marx est davantage honoré que Jésus.

Le pasteur Évangélique Ho Hien Ha accompagne Kim dans sa recherche de Dieu. Pendant six ans, cet homme a connu la prison à cause de sa foi.

A Kim, il parle de son espérance et de sa foi en Jésus. Elle devient chrétienne et demande le baptême. Elle trouve alors enfin à donner un sens à sa vie !

Elle quitte le Vietnam et s’installe au Canada où elle vit avec son mari et son enfant, à l’abri des médias.

Source: Site Bergerie des Tricasses, décembre 2013 (ce site n'existe plus)

Complément (octobre 2019)
         

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